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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 15:03

Comme chaque année une équipe de bénévoles a œuvré le samedi 7 décembre pour décorer le bourg et installer les guirlandes lumineuses. Le temps a été clément, pas trop froid ni pluvieux et pas de vent. On a profité du Manitou de Philippe PIERRE pour procéder à une taille sévère de la glycine de la mairie. Un vin chaud délicatement parfumé à la cannelle nous a été servi chez Bernadette Rotrou.

Merci à tous ceux qui ont participés.

La dépose des guirlandes est prévue le samedi 11 janvier à partir de 9h30.

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 14:28

Cette année le repas s'est déroulé dans la salle des fêtes de la commune. Comme l'année dernière, les mets ont été confectionnés par l'équipe du restaurant "Ma Maison" de Neufchâtel en Saosnois. Plats fins et savoureux que tout le monde a bien apprécié.

Le repas a été agrémenté par des intermèdes musicaux donnés par François Nicolet avec ses flûtes « enchantées ». Ce qui a été intéressant, ce sont toutes les explications qu’il a donné sur les morceaux de musique joués, et sur l’histoire et l’évolution des flûtes et tout cela avec des pointes d'humour.

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Voici ce que nous avons pu entendre :

 

1) Après l'entrée, gâteau de crabe aux petits légumes croquant et son coulis de tomate épicé :
Préludes de Hotteterre et "le Rossignol en amour" de Couperin

 

2) Après le plat principal, confit de canard poire et pomme confite au miel et le fromage, camenbert croustillant :
Deux Fantaisies de Telemann

 

3) Et pour finir, tiramisu :
La partita pour flute seule de J.S. Bach
et Aria de Tamino extrait de "La flute enchantée" de W.A. Mozart

 

 

 

Et puis nous avons honoré la doyenne et le doyen de l'assemblée par de modestes cadeaux.

 

 

L’après-midi s’est terminée par un jeu où les participants ont été amenés à se présenter de façon un peu particulière. En effet même si on se retrouve régulièrement, on ne se connait pas forcément très bien. Alors il s’agissait de dire où on habitait dans le bourg ou dans quel lieu-dit, et puis où habitions-nous avant d’être à St Fulgent. Cela a donné lieu à de nombreux échanges et anecdotes sur l’histoire de notre commune et de ses habitants.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 20:44

 Entretien des espaces publics et privés de la commune 


La police de l'eau a procédé à l'inspection inopinée des communes du bassin de la Sarthe amont. Notre commune a été épinglée comme n'appliquant pas l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2011. A juste titre. Nous traitions des espaces publics de la commune à l'aide produits phytosanitaires qui sont interdits par cet arrêté.

affiche arrêté Orne 2012

J'ai donc pris un arrêté municipal stipulant :

Article 1

Le traitement par les produits phytosanitaires est interdit dans tous les espaces communaux définis par l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2011

Article 2

Le traitement par les produits phytosanitaires est interdit dans tous les autres espaces communaux jusqu'au 31 décembre 2013. A partir de cette date, une nouvelle méthode de traitement sera appliquée selon un plan qui sera définit par la municipalité.


Cet arrêté nous permet d'être en règle avec la loi immédiatement et nous donnait 6 mois pour mettre en place un plan de traitement.

 

Mais effectivement, les mauvaises herbes fleurissent un peu partout dans les espaces communaux. Il ne s'agit pas d'incriminer notre cantonnier. Je lui ai donné l'instruction de ne plus traiter chimiquement. Et il ne s'agit pas qu'il fasse le deserbage à la main partout.

 

Il convient maintenant de mettre à profit cet événement pour  faire évoluer nos pratiques : utiliser plus raisonnablement la chimie ou éventuellement supprimer totalement son usage en mettant en œuvres d'autres moyens.

 

Ayant eu l'habitude depuis de nombreuses années de voir nos espaces sans la moindre mauvaise herbe, nous considérons que, lorsqu'il y en a, cela fait sale. Certe, mais qu'est qui est le plus sale ? Des herbes bien visibles ou des poisons invisibles.

 

Contact a été pris avec le Conseil Général qui, avec le Syndicat départemental de l'eau (SDE), a élaboré une  philosophie complète sur le sujet. Extrait du site du CG

"Depuis mai 2006, date à laquelle la  Charte d’entretien des espaces publics a été créée, le S.D.E  et le Conseil Général de l’Orne, en collaboration avec les Agences de l’eau Loire Bretagne et Seine Normandie, ont cherché à faire naître une prise de conscience des collectivités sur leur responsabilité vis-à-vis de l’environnement en général et l’eau potable en particulier.

Outil commun aux Conseils généraux de l’Orne, de la Manche et du Calvados, aux Agences de l’eau Loire Bretagne et Seine Normandie et au S.D.E,  avec la collaboration de la FREDON Basse Normandie (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles),  cette charte permet l’obtention d’un label composé de trois niveaux d’engagement :

Le niveau 1 : Traiter mieux, permet à la collectivité de se mettre en conformité avec la réglementation générale (en terme de stockage de produits, d’application des produits, de protection des applicateurs, etc…), de tenir à jour une registre des interventions, de prendre en compte les contraintes de désherbage dans les nouveaux aménagements, de mettre en place des actions de sensibilisation auprès des habitants, et d’assister à une journée de démonstration de techniques alternatives.

Le niveau 2 : Réalisation d’un plan d’entretien phytosanitaire des espaces publics, après l’obtention du niveau 1. Il faut également avoir tester des techniques alternatives au désherbage chimique et réaliser des aménagements pour supprimer les interventions chimiques…

Le niveau 3 : Ne plus traiter du tout chimiquement, en utilisant des techniques préventives (plantes couvre-sols), ou des techniques curatives alternatives aux désherbages chimiques tout en repensant les aménagements pour minimiser les interventions.Ces labels sont attribués par le comité de pilotage à l’issue d’un contrôle effectué par l’organisme en charge de cette mission, à savoir la FREDON BN." 

 

Le SDE et le FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles) peuvent aider et accompagner les communes qui le souhaite dans leur démarche. Des aides financières sont possibles.

 

Nota : les arrêtés municipaux et préfectoraux s'appliquent aux seuls espaces publics et privés appartenant à la commune. Le personnel de la mairie est donc tenu de les respecter ainsi que toutes autres personnes.

 

 

affiche arrêté Orne 2012

 

Extrait de l'arrêté préfectoral

 

ARTICLE 1er – Dans le département de l'Orne, conformément aux dispositions prévues par les articles du code rural
et par l'arrêté inter-ministériel du 12 septembre 2006 sus-visés, les produits phytopharmaceutiques doivent être utilisés
dans le strict respect de leur autorisation de mise sur le marché, en particulier vis-à-vis du respect de la Zone Non
Traitée (ZNT) aux abords des points d'eau : cours d’eau, plans d’eau, fossés et points d’eau permanents ou
intermittents figurant en points, traits continus ou discontinus sur les cartes au 1/25 000 de l’Institut
géographique national.
La ZNT est au minimum de 5 mètres sauf avis contraire figurant explicitement sur l'étiquette du produit commercial
et qui peut porter la ZNT à 20 m, 50 m ou plus de 100 m.
ARTICLE 2 – Sont interdits l'application ou le déversement des produits phytopharmaceutiques
– à moins de 5 m des mares, sources, cours d'eau, puits et forages même à sec, ne figurant pas sur la carte
IGN au 1/25000.  Il est rappelé que tous les cours d'eau ne figurent pas sur la carte IGN au 25 000ème, en cas de doute
sur la nature de la zone (cours d'eau ou fossé), le service de la police de l'eau de la Direction Départementale des
Territoires ou l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques peuvent être consultés.
ARTICLE 3 – Sont interdits l'application ou le déversement des produits phytopharmaceutiques  :
– à moins de 1 m des points réalisés par l'homme, de circulation ou présence d'eau, permanente ou
temporaire autres que ceux mentionnés à l'article 1 : fossés aménagés de la main de l'homme, collecteurs
d'eaux pluviales, bassins de rétention ou de traitement des eaux pluviales, sorties de gouttières. Aucune
application ne doit être réalisée sur avaloirs, caniveaux et bouches d'égout.
– à moins de 1 m des zones humides caractérisées par la présence concomitante d'eau et d'une végétation
hygrophile dominante de type joncs, carex, roseaux, iris ou sphaignes...  en cas de doute sur la nature de la
zone (zone humide ou non), le service de la police de l'eau de la Direction Départementale des Territoires peut
être consulté.
ARTICLE 4 – Pour les traitements des voies ferrées et des routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central,
aucune application ne devra être réalisée dans le fossé lui-même ou sur ses berges sur une distance de 1m. Sans
préjudice de dispositions nationales plus restrictives et pour des raisons de sécurité, notamment le maintien de la bande
d'arrêt d'urgence dans un état satisfaisant, la distance de un mètre citée à l'article 2 pourra être réduite.
ARTICLE 5 – Par dérogation aux dispositions de l'article 2, des traitements pourront être réalisés au moyen de produits
destinés à une utilisation sur plantes aquatiques ou semi-aquatiques après accord de la Direction Régionale de
l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt. Ces traitements devront être réalisés par un applicateur agréé au titre de
l'article L. 254-2 du code rural. Celui-ci devra laisser à son client une attestation signée et datée, comportant la date
d'exécution des travaux, la nature des végétaux détruits, la superficie concernée, la nature et la quantité de produit
utilisé.
ARTICLE 6 – Un panneau rappelant les dispositions des articles 1,2 et 3, de la taille minimale d'une feuille A3, et sur
le modèle de celui figurant à l'annexe 1, doit être affiché de façon visible et lisible pour le public dans chaque lieu de
vente - distribution ou centre d'application de produits phytopharmaceutiques.

ARTICLE 7 – Les infractions aux dispositions du présent arrêté, constatées par les agents cités aux articles L. 251-18
et L. 253-14 du code rural, seront punies selon les peines prévues à l'article L. 253-17 du code rural.
Si l'infraction provoque des effets nuisibles sur la santé ou des dommages à la faune et à la flore, les peines encourues
sont prévues par les articles L. 216-6 ou L. 432-2 du code de l'environnement.
 
ARTICLE 8 : Délais et voies de recours.
 
Le présent arrêté peut faire l’objet d’un recours administratif gracieux auprès du préfet de l'Orne dans les deux mois
suivant sa publication.
L’absence de réponse au terme d’un délai de deux mois pour le Préfet de l'Orne vaut rejet implicite.
Un recours contentieux peut également être déposé auprès du Tribunal Administratif de Caen dans le délai de deux
mois à compter de la publication du présent arrêté préfectoral.
Tout recours doit être adressé en recommandé avec accusé de réception.
L’exercice d’un recours administratif aura pour effet d’interrompre le délai de recours contentieux, qui recommencera à
courir à compter de la réception de la décision valant rejet de la demande, ou de son rejet implicite.
 
ARTICLE 9 –  M. le Secrétaire Général de la Préfecture de l’Orne, le Directeur Départemental des Territoires de
l'Orne, le Commandant du Groupement de Gendarmerie, le Directeur Départemental de la Cohésion Sociale et de la
Protection des Populations, le Directeur Régional de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, le chef du Service
départemental de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques, les Maires des communes du département, sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au recueil des actes
administratifs, et affiché en Mairies.


Alençon, le 28 juillet 2011
Le Préfet,
Signé : Bertrand MARECHAUX


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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 15:50

La loi n° 2000-644 du 10 juillet 2000 instaure une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommage aux " Justes " de France

 

Extrait :

Il est institué une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommage aux " Justes " de France qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide. Cette journée est fixée au 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'hiver à Paris, si ce jour est un dimanche ; sinon, elle est reportée au dimanche suivant. Chaque année, à cette date, des cérémonies officielles sont organisées aux niveaux national et départemental, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.

Jacques Chirac, Président de la République.

Lionel Jospin, Premier ministre

 

La commune de St Fulgent des Ormes a organisé le 21 octobre 2012 une cérémonie pour rendre hommage à Juliette et Albert Chaussée qui ont accueilli pendant la dernière guerre une fillette juive, la soustrayant ainsi à la barbarie nazie.

A la suite de cette manifestation, le conseil municipal a décidé d'adhérer au "Réseau Villes et Villages des Justes de France"

 

Le Réseau Villes et Villages des Justes de France, initié en 2010, a pour objet de réunir les villes et villages ayant nommé un lieu de mémoire - rue, place, allée, jardin, square, stèle - pour perpétuer le souvenir des « Justes parmi les nations » : ces femmes et ces hommes qui, avec courage et au péril de leur vie, ont sauvé des Juifs en s’opposant aux persécutions nazies et à l'Etat français de Vichy et qui ont été des « lumières dans la nuit de la Shoah ».

Rejoindre ce réseau, c’est réfléchir ensemble et avec l’aide du Comité français pour Yad Vashem, aux moyens de transmettre et pérenniser cette mémoire et les valeurs qu’elle véhicule, notamment :

- En développant des initiatives pédagogiques, culturelles et mémorielles, pour mettre un éclairage particulier sur les « Justes parmi les Nations » honorés localement ou collectivement.

- En s’associant aux cérémonies nationales de commémoration, en particulier la « Journée nationale annuelle à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux Justes de France ». Cette journée est fixée au 16 juillet (commémoration de la rafle du Vel d’Hiv du 16 juillet 1942) si c’est un dimanche, ou le premier dimanche qui suit cette date.

 

C'est dans ce cadre que la mairie commémore cet évènement et honore les "Justes".

 

La cérémonie aura lieu le dimanche 21 juillet 2013 à 11h à la mairie de St Fulgent des Ormes. Tous les habitants sont invités à y participer. Les enfants sont particulièrement conviés à cette manifestation. Une histoire basée sur des faits réels sera racontée spécialement à leur intention.

 

Un vin d'honneur suivra la cérémonie.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:19

Le 17 juillet 2013 à 20h30 en l'église de St Fulgent des Ormes, aura lieu un concert de musique classique. Il sera donné par le quatuor SYRINX et COMPAGNIE (flûte, violon, alto et violoncelle).

Œuvres de Mozart, J. C. Bach, Abel.

Libre participation aux frais.

 

Un habitant de St Fulgent, François Nicolet a proposé à la mairie de donner ce concert. C'est avec plaisir que nous avons accepté cette proposition. La mairie participe à l'organisation de cette manifestation.

Le dernier concert dans notre église avait eu lieu le 27 mars 2010. Il s'agissait d'une chorale d'une vingtaine de chanteurs venue d'Orléans.

 

Le 17 juillet prochain, se produiront quatre musiciens instrumentistes professionnels. Les oeuvres seront présentées au fur et à mesure du concert. Il sera donné par l'ensemble Syrinx et Compagnie (flûte, violon, alto et violoncelle). Nous entendrons des oeuvres originales et méconnues de compositeurs de la fin du 18ème siècle : Jean-Chrétien Bach et Karl-Friedrich Abel, mais aussi des pièces très réputées de Wolfgang Amadeus Mozart écrites pour quatuor avec flûte.
Le programme propose de mettre en lumière le style simple et raffiné de la musique de chambre en vogue autour des années 1770 à Londres, où oeuvrent alors trois compositeurs : Jean Gaspard WEISS, Jean-Chrétien BACH (le « Bach de Londres »), et Carl-Friedrich ABEL. Forts d’un succès grandissant, Les Bach-Abel Concerts, cette organisation de concerts à souscription, sont le lieu des expériences musicales et de la nouveauté : ils voient les premières heures du Forte-piano, mais également celles des formations insolites, telles le quatuor avec flûte, où celle-ci tient le rôle du premier violon d’un quatuor à cordes.
Mozart, qui fit un séjour à Londres en 1764, s'est certainement inspiré de la musique de Abel et Bach (qu'il admirait sincèrement), s’appropriant la fluidité, la variété et la sensualité qui caractérisent le style de cette musique.

 

Au programme :
-   W-A Mozart (1756-1791) , Quatuor en do Majeur, KV 285b
-  Johan-Christian Bach (1735-1787), Quatuor en Do Majeur
-   Karl-Friedrich Abel (1723-1787), Quatuor en Ré majeur
-   W-A Mozart, Quatuor en Ré majeur, KV 285

 

affiche concert 2013



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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 20:28

  Location des toilettes sèches

Elles ont été construites pour le comice cantonal lors de plusieurs chantiers communaux en 2005 pour à la fois éviter la location, assez chère de toilettes à eau et aussi pour sensibiliser le public à ce type de toilette. Toilettes sèches-copie-1En effet les toilettes sèches ne consomme pas d'eau (dans nos maisons, les toilettes à chasse d'eau représentent au moins 25% de nos dépenses en eau) ; avec les copeaux qu'on y met à chaque usage elles ne sentent pas et génèrent du compost, bien utile pour les jardins.

Certains particuliers en installent dans leur maison pour un usage permanent, et d'autres dans leur jardin.

La mise en service de ces toilettes lors du comice cantonal de St Fulgent en 2005 a permis à de nombreuses personnes de découvrir ce concept, à commencer par le président du conseil général de l'époque. Par la suite d'autres associations et collectivités du secteur en ont construite. Il est vrai que leur usage lors des manifestations publiques a montré leur gros avantage en terme de propreté.

Depuis 2005 la commune loue ses toilettes sèches à des assocaitions, des organisme divers ou à des particuliers pour des fêtes. Voir les conditions.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:41

Le repas 2012 fût probablement le meilleur qu'on a pu déguster depuis 11 ans. Les éloges ont été unanimes, tant sur la présentation que sur la finesse des plats. Il est vrai que le restaurant "Ma Maison" de Neufchâtel en Saosnois est réputé pour sa très bonne cuisine ; mais nous n'osions pas les solliciter car nous avions peur que cela soit trop cher. Eh ! bien pas du tout. Pour un repas de groupe la note a été très abordable pour une très haute qualité. Merci au restaurateur.

 

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La visite du musée du chanvre à la maison de la ruralité à St Rémy du Val a terminé agréablement la journée. Peu d'entre nous l'avait visité auparavant, et même si quelques uns de nos anciens connaissaient bien la culture du chanvre, nous avons tous appris quelque chose.

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:46

La salle des fêtes de la commune était pleine et les nombreuses personnes qui ne purent rentrer pouvaient néanmoins suivre la cérémonie grâce à la sonorisation installée par un habitant de la commune sous les chapiteaux recouvrant la terrasse.

 

Ce fut un grand moment de silence, de respect, d'écoute attentive et respectueuse de cette évocation de l'Histoire douloureuse de la guerre et de l'histoire de la rencontre exemplaire et chargée d'amour de ces deux familles : la juive et la paysanne, que rien n'avait prédestiné à ce qu'elles se rencontrent.

Les émotions étaient à fleur de peau, et plus d'une larme a coulé.

 

Pour ceux qui étaient là, pour ceux qui n'ont pu venir, pour tous les autres aussi, voici une rétrospective du déroulement de la cérémonie et les textes des discours prononcés par les représentants officiels. Volontairement et par respect pour eux, les textes personnels des représentants des deux familles ne sont pas publiés ici.

 

Dans l'ordre,

le maire de la commune d'accueil, Laurent Froidevaux :

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Monsieur le Représentant de l'Etat d'Israël,

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Sous-préfet,

Madame la députée,

Madame la sénatrice,

Monsieur le conseillé général,

Mesdames et messieurs les maires,

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdames et messieurs,

 

Je vous remercie d'être présent pour cette cérémonie importante et chargée d'émotion.

Nous sommes réunis aujourd’hui à la demande de M. Pierre Osowiechi, président du Comité français de Yad Vashem, qui m’a proposé, comme cela se fait souvent, de voir notre mairie organiser cette cérémonie : la remise, à titre posthume, de la Médaille et du Diplôme de “Justes parmi les Nations“ à Juliette et Albert Chaussée. C’est avec plaisir et détermination que j’ai accepté cette tâche, avec l’approbation unanime du conseil municipal.

Il y a soixante-dix ans, en 1942, à Saint-Fulgent-des-Ormes, Juliette et Albert Chaussée acceptaient de recevoir au sein de leur famille, dans leur ferme de la Gilleterie, Irma Naoun, une petite fille juive de douze ans, afin de la soustraire à la barbarie nazie. Acte désintéressé malgré les risques encourus, acte de courage. C’est ce désintéressement et ce courage qu’honore aujourd’hui l’Etat d’Israël par sa plus haute distinction civile.

 

Les parents d’Irma résidaient à Paris. Son père, Messoud Naoun y est marchand des quatre-saisons. Il est titulaire d’une pension d’invalidité de la Guerre 14/18 qui permet à la famille de vivre lorsque les Juifs sont interdits d’activité. Prévoyant la menace qui pèse sur ses coreligionnaires, il ne se déclare pas à la Préfecture et refuse que sa famille porte l’étoile jaune. La famille se compose de huit enfants. Irma et sa sœur Chantal sont parmi les plus jeunes.

 

En novembre 1942, leur sœur aînée accompagne Irma et Chantal à Nogent-le-Rotrou. Irma est accueillie en toute connaissance de cause au sein de la famille Chaussée, à la Gilleterie. Chantal, à la ferme voisine de la Blotrie, dans la famille Label.

Albert et Juliette Chaussée ont eu quatre enfants : Juliette (aujourd’hui décédée), Ginette, Jean-Claude et Albert, présents parmi nous aujourd’hui. Irma s’intègre à la famille où elle est choyée. Elle va à l’école, dans cette salle où nous sommes aujourd'hui, passe son certificat d’études en mai 1944. Monique Trudelle, ici présente, fille des instituteurs de l’époque, se souvient et témoigne. D’autres personnes, comme Suzanne Pierre et Albert Bodet, ici présents, et bien d'autres, étaient élèves dans cette école : ils se souviennent également d’Irma. Mais ils ignoraient qu’elle était juive. Le secret était bien gardé. Irma est présentée comme une petite fille qu’on a dû éloigner de Paris pour cause de ravitaillement difficile. Il n’y a pas de compensation financière. Lorsque Mme Naoun revient chercher ses filles au début de 1945, Irma et la famille Chaussée éprouvent beaucoup de chagrin.

 

C’était il y a soixante-dix ans. D’aucuns pourraient déplorer qu’on ressasse un peu trop ce passé trouble dû à la barbarie nazie, qu’on rabâche une histoire ancienne, certes douloureuse, mais qu’il convient de regarder le futur plutôt que s’enfermer dans le passé.

Or, si l’on revient sur ces événements,

- c’est parce que cette cérémonie met l’accent sur la nécessité de notre Devoir de Mémoire.

- c’est parce qu’il nous revient aussi de transmettre le “Respect de l’Autre“, car les germes de cette histoire ancienne sont malheureusement toujours d’actualité.

 

Ce qui a fait le lit du nazisme, c’est, en grande partie la haine de l’autre, la haine de l’étranger. Ce racisme n’était pas l’apanage du nazisme puisque le régime de Vichy avait anticipé, préparé puis renforcé, bien souvent, les mesures antijuives concoctées par les nazis1.

 

La haine reste aujourd’hui un problème : des groupes s’acharnent à la distiller au point qu’elle transparaît régulièrement dans nos médias. Trop, à mon sens, car cela renforce et développe ces sentiments de rejet de “l’autre“. De nos jours, le juif est un peu moins vilipendé, certes... quoique !... mais il a été remplacé par l’arabe, le musulman, le rom. Ce refus de l’étranger, de l’autre, ne se manifeste pas seulement dans les grandes villes, il atteint désormais nos petits villages. Si les “étrangers“ sont pourtant rares dans nos campagnes, ce n’est pas le moindre paradoxe.

En réalité, nous le percevons tous les jours dans nos territoires ruraux. Il suffit d’allumer la télévision, de feuilleter nos journaux : ils sont là, nombreux, perturbateurs, délinquants. Quasiment le même phénomène que dans les années trente, lorsque les juifs étaient montrés du doigt et accusés de tous les maux. Et la peur, souvent irraisonnée, s’installe, s’étend, et nous conduit à rejeter l’autre.

Ce sont ces comportements qui alimentent le terreau de la barbarie qui nous menace.

 

Juliette et Albert Chaussée possédaient cette intelligence du cœur. Ils ont eu le courage d’accueillir Irma comme si c’était leur fille à une époque où les juifs étaient méprisés, avilis et massacrés. Qu’aurions-nous fait en pareilles circonstances ? Que ferions-nous aujourd’hui pour reconnaître l’étranger ?

 

Irma et Chantal Naoun, Juliette et Albert Chaussée ne sont plus, mais leurs enfants, leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants sont aujourd’hui dans cette salle. Ce sont des témoins qui nous invitent à nous souvenir.

 

En conclusion, je citerai une phrase prononcée par un père de famille juif, que j’ai connu lorsque j’étais adolescent. C'était un ami de longue date de mon père. Le jour où lui-même et toute sa famille ont été embarqués dans le camion qui allait les conduire à Drancy, il a dit à ses enfants : “Que jamais la haine n’entre dans vos cœurs“. Ils sont restés deux ans, je crois, à Drancy. Miraculeusement, ils ont fini par être libérés.

 

Avant de passer la parole à M. Pierre Osowiechi, je précise qu’à la fin de la cérémonie, nous dévoilerons la plaque qui baptisera désormais notre salle des fêtes : “Salle Albert-et-Juliette-Chaussée“. En souvenir de cet acte de courage et de solidarité, et pourquoi pas, d’amour de l’autre dans l’acceptation de la différence.

Nous partagerons ensuite le verre de l’amitié.

Je vous remercie.

 

Le vice-président du comité français de YAD VASHEM, et co-organisateur de la cérémonie, M. Pierre Osowiechi :

 

Préambule

 

Il fait chaud, très chaud dans ce mois de juin 1940, c'est l'exode, la France est sur les routes, lorsqu'une voiture surchargée s'arrête devant la cour d'une maison de Crocq, prés d'Aubusson en Creuse. 

A l'intérieur, ses passagers, un couple d'une cinquantaine d'années, une jeune femme et son bébé, sont exténués et désemparés. 

De la maison sortent à leur rencontre une dame et une jeune fille. Voyant l'enfant la dame dit : « il y a un bébé, il faut lui donner du lait ». La jeune fille court chercher ce lait et fait boire l'enfant. 

La cour de la maison était celle du sabotier, la voiture était le taxi de mon grand-père, la jeune fille a aujourd'hui 92 ans, la jeune femme était ma mère et je suis cet enfant.   

Ainsi commença, dans ce petit village de la France profonde l'odyssée du sauvetage de ma famille, dont le seul crime était d'être juive et qui me permet d'être devant vous aujourd'hui. 

 

Monsieur le Maire                                                                                                                         

Monsieur le Représentant de l'Etat d'Israël

Monsieur le Préfet, Monsieur le Sous-Préfet,

Mmes et Mrs les Elus

Mmes et Mrs les Ayant-droits des Justes que nous saluons avec respect

Mmes et Mrs et Vous les Enfants.

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Le Comité Français pour Yad Vashem, laïque et républicain,  que j'ai l'honneur de représenter, bénéficie du seul soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Il fait donc appel à la générosité du public pour financer ses missions. Missions dont vous trouverez les caractéristiques dans les brochures qui vous sont réservés, ainsi que le récit du sauvetage de Irma Naoun.

 

Aujourd'hui en son Nom, je souhaite par quelques mots préciser ce que représente Yad Vashem et le sens de cette cérémonie en hommage aux 'Justes parmi les Nations'.

Yad Vashem : un nom tiré du chapitre V du Prophète Isaïe

« et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés »

 

Le Mémorial des Héros et des Martyrs de la Shoah édifié sur le Mont du Souvenir à Jérusalem, en 1953, a plusieurs missions :

 

Perpétuer le souvenir des six millions de Juifs assassinés par les Nazis et leurs collaborateurs de 1933 à 1945.

 Honorer tous les actes d'héroïsme, de révolte et de sauvetage se rapportant à l'holocauste de la 2éme guerre mondiale.

Enseigner aux générations suivantes cette histoire comme '' une balise d'avertissement contre l'antisémitisme, la haine et les génocides à travers le monde ''.

 

C'est un lieu exceptionnel. On y découvre la profondeur et  la dimension du désastre, la destruction du judaïsme européen; on y médite sur la barbarie dont les hommes sont capables.

On y voit toute l'histoire de la Shoah :

Les noms des principaux lieux d'extermination sont inscrits dans sa crypte et, notamment, le camp du Struthof, en Alsace en France, seul camp d'extermination hors d'Allemagne et de Pologne doté d'un four crématoire.

 Les places et monuments célébrant les héros des ghettos et les partisans.

Les murs de pierre où sont gravés les noms de plus de cinq mille communautés juives anéanties.

On y découvre aussi Le bouleversant Mémorial dédié au un million cinq cent mille enfants assassinés. C'est, également, un centre international de recherche et d'enseignement où travaillent des centaine de chercheurs et d'historiens du monde entier.

 

Enfin, c'est le lieu où l'on rend hommage aux «  Justes parmi les Nations »

Nous voilà donc au coeur du sujet qui nous réunit aujourd'hui.

Qui sont donc ces ''Justes parmi les Nations '' ?

Au moment où se déroulait la Shoah, quand la majorité des Européens gardaient le silence sans intervenir, alors que d'autres collaboraient activement avec les Nazis, des personnes, non juives, choisirent de sauver des Juifs en danger, au péril de leur vie.

L'Etat d'Israël, créé par les Nations Unies en 1948, et Yad Vashem décidèrent en 1963 de leur rendre hommage et de leur attribuer le titre de ''Justes parmi les Nations''.

Ce Titre de ''Juste parmi les Nations'' est la plus haute distinction civile de l'état d'Israël, Il est la traduction d'une expression hébraïque utilisée, dés l'Antiquité, dans le Talmud, recueil du Droit Civil et Religieux du Judaïsme, pour qualifier les ''Non-Juifs vertueux, oeuvrant avec compassion et Justice''. 

 

Au 1er janvier 2012, 24.355 « Justes parmi les nations » ont  été ainsi recensés de par le Monde. Parmi eux 3.645 Justes de France, dont 26 dans votre département.

 

Si durant cette triste période, des français ont collaborés et participés avec les allemands à ces «crimes contre l'Humanité»,  il en fut un grand nombre qui aidèrent ceux qui étaient pourchassés pour le seul crime d'être '' Nés Juifs'' et qui, pour aller encore plus loin dans l'avilissement et après avoir été, au moyen-age, affublés de 'La Rouelle', furent spoliés, humiliés, exclus, mis au ban de la Nation par le "Statut des Juifs" et de plus estampillés d'une ''Etoile Jaune''.

 

En France 76.000 juifs, dont 11.400 enfants, furent  déportés. Seuls 2.550 revinrent ; aucun enfant ne se trouvait parmi eux.

 

Malgré ce lourd tribut payé à « la SOLUTION FINALE », C'est  grâce à l'engagement et au courage de ces français et françaises du refus, que de nombreux Juifs de France furent ainsi protégés et sauvés.

Nous en sommes les témoins et ne les remercierons jamais assez.

 

A Jérusalem « l'allée des Justes », avec ses milliers d'arbres et le  Mur des Justes avoisinant, rappelle leurs Noms. A Paris  au Mémorial de la Shoah, les noms des Justes de France sont gravés dans une même allée. Au Panthéon depuis le 18 janvier 2007, les « Justes de France » restés inconnus sont collectivement honorés, au même titre que les autres Grands Hommes de la Nation. Une journée nationale dédiée à la Mémoire des Victimes de la Collaboration et d'hommage aux Justes de France a été instaurée, le dimanche qui suit la date anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv des 16 et 17 juillet 1942.

 

Leurs actions  courageuses de "cette armée du coeur et des bras ouverts" démontrent que les héros ne sont pas uniquement ceux des grandes batailles, mais qu'il y a eu des gens qui, au péril de leur vie et sans rien demander en retour, surent résister et tendre la main à ceux qui étaient persécutés, c'est aussi l'honneur de la France et je suis fier de rendre  hommage à ces héros ignorés.

A la demande de Mme Irma Naoun, le 11 mai 2011,  cette Nomination de "Juste Parmi les Nations" a été attribuée à Juliette et Albert Chaussée, leurs noms seront désormais gravés dans le Mur des Justes à Jérusalem et à Paris.

 

Mais Juliette et Albert Chaussée sont allés bien au-delà du sauvetage de Irma, ils lui ont assuré, malgré les dangers de l'occupation allemande, un quotidien affectueux, lui ont donné un foyer et, surtout, permis de fonder une famille.

Vous êtes, VOUS, leurs enfants et petits-enfants leur plus belle victoire contre la barbarie nazie. Vous êtes aussi l'avenir de la France, cela n'en donne que plus de valeur, non seulement à la démarche d'Irma Naoum  mais aussi aux actes de compassion, de refus et surtout d'exemple que Juliette et Albert Chaussée ont démontré.

Nous savons que le comportement exemplaire des époux Chaussée n'est pas unique que d'autres familles de St Fulgent des Ormes, à l'exemple du couple Label, ont accueillis et protégés des enfants juifs. Elles mériteraient grandement de figurer sur le Mur des Justes, pour peu que des témoins se manifestent. Souhaitons que l'écho de cette cérémonie, comme le pérennisera le dévoilement de la plaque commémorative nous aide à réparer ce manquement.

Et le Comité Français Yad Vashem, et moi-même, serions très honorés si St Fulgent des Ormes rejoignait la soixantaine de localités qui font déjà partie du "Réseau des Villes et Villages des Justes de France"

 

Winston Churchill a dit :

               "Vous souvenir du passé pour forger l'avenir"

Je suis, nous sommes, la dernière génération des témoins de cette tragique et effroyable époque et, d'ici quelques années, nos mémoires seront muettes car nos voix se seront tues.

 

C'est pourquoi en honorant Juliette et Albert Chaussée pour leur courage devant l'Oppression et le Déni de l'Etre humain, nous portons témoignage non seulement du Devoir de Mémoire mais aussi du  droit à la Mémoire, afin que les générations futures soient averties du danger de l'intolérance, du racisme, de l'antisémitisme, du négationnisme et de l'amalgame ; pour qu'elles restent vigilantes, car, et nous le constatons tous les jours, il ne suffit pas de dire : '' Plus Jamais Ca ''.

 

Si nous l'oublions, l'odieux attentat meurtrier de l'école juive de Toulouse et l'agression sanglante de jeunes juifs à Villeurbanne sont là pour nous le rappeler. Dans ces actes haineux et barbares ce sont, au delà de la communauté juive et de la diabolisation de l'Etat d'Israël, les forces vives de la République et notre Démocratie qui sont menacées.

 

Tout à l'heure, vous allez entendre  "Nuit et Brouillard" de Jean Ferrat. De ce chant  je n'en retiendrai que ces deux vers :

          « Je twisterai les mots s'il fallait les twister

           Pour que les enfants sachent qui vous étiez »

 

Habitants  de l'Orne  et d'ailleurs, Ulmofrogentins, Ulmofrogentines  nous sommes convaincus  que vos aînés ont su vous transmettre ces vertus de courage et de respect de L'AUTRE, à travers Vous nous les en remercions et sommes sûrs que vous en ferez bon usage.

Nous remercions également Mr Laurent Froidevaux votre Maire, son Conseil Municipal, Mme Bernadette Rotrou et Marie-Noëlle de leur active et efficace collaboration, pour avoir bien voulu mettre à notre disposition cette belle salle, et les moyens nécessaires à la haute tenue de cette cérémonie.

 

Et, puisque nous en sommes déjà aux remerciements, merci de votre présence et de votre attention.

 

 

Mme Nathalie GOULET, sénatrice de l'Orne s'exprime à son tour pour apporter un témoignage très personnel et montre à l'assistance, avec émotion, l'étoile jaune portée son propre père.

 

Des enfants de la famille Chaussée donnèrent lecture du poème : "le badge", puis le représentant de l'Etat d'Israël, Monsieur Elad RATSON pris la parole.


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Monsieur le Préfet,

Monsieur le Maire,

Monsieur le Conseiller général,

Mesdames et Messieurs du Conseil municipal,

Monsieur le Vice-Président du Comité français pour Yad Vashem,

Chers amis,

 

Il y a 67 ans, André Malraux nous disait que  La vraie civilisation,… la part de l’homme que les camps ont voulu détruire, avait triomphé de la vraie barbarie.

Au moment de leur libération, les survivants des camps, connurent des jours de bonheur,  mais aussi de tristesse.

Alors qu’ils sortaient de l’enfer, beaucoup de leurs camarades étaient emmenés par les SS et agonisaient sur les routes d’Allemagne. Les évacuations forcées, et les marches de la mort, cherchaient à supprimer les témoins de cette abomination.

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Au mois de janvier 2007, la France a rendu un vibrant hommage aux Justes parmi les Nations.

Jacques Chirac, alors Président de la République, et Simone Veil, Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, ont introduit les Justes de France au cœur du Panthéon.

Ce jour là, le courage et la noblesse d’âme de ces héros, humbles et discrets, ont été reconnus à leur juste valeur.

 

Durant la Seconde guerre mondiale, alors que les ténèbres régnaient sur l’Europe, les Justes de France ont eu le courage de braver l’autorité injuste.

Au péril de leur vie et de celle de leur famille, ils ont mobilisé leur âme, leur cœur, et leurs forces,  pour sauver des Juifs.

Certains ont trouvé la mort en voulant préserver la vie.

 

Très souvent, les Justes considèrent ce qu’ils ont fait comme étant naturel. Parfois, ils disent même, qu’ils auraient pu en faire davantage.

Mais par leurs actes, ils n’ont pas seulement sauvé des innocents ; ils ont également sauvé la dignité humaine, et l’honneur de la France.

Je tiens également à saluer tous les justes anonymes et la Résistance française et juive qui ont permis aux trois quarts de la communauté Juive de France d’échapper aux griffes nazis.

 

Dans le Talmud il est écrit : Quiconque sauve une âme, sauve l’univers tout entier.

 

Chers amis,

Le peuple juif n’oubliera ni, les bourreaux, ni leurs collaborateurs.

Il se souviendra à jamais de ces Justes, êtres exceptionnels, lumières des nations.

Les Justes nous rappellent que le courage se trouve surtout chez des êtres ordinaires qui ont accompli des actes extraordinaires.

Pour la mémoire des morts sans sépultures, pour l’honneur des Justes parmi les Nations, mais aussi pour préserver notre avenir, il nous incombe de perpétuer le souvenir de cette tragédie humaine.

On ne bâtit rien de bon, sur l’oubli ou le mensonge, et la mémoire est indispensable à l’homme pour construire son futur.

 

La Médaille de Justes parmi les Nations,  est la plus haute distinction de mon pays. Il ne s'agit, ni d'une récompense, ni d'une décoration, mais simplement d'un témoignage de gratitude et de reconnaissance éternelles.

 

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Au nom de l'état d'Israël,  et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, j'ai le grand honneur de remettre la Médaille de Justes parmi les Nations, à titre posthume, à Albert et Juliette CHAUSSEE pour avoir sauvé Irma NAOUN.

 

Chers Justes, nous vous sommes à jamais reconnaissants de ce que vous avez accompli,  au péril de votre vie.

Vous nous donnez la force de croire en cette humanité.

Merci à vous du fond du cœur.


 

 

 

 

A la suite de son discours, Monsieur Elad RATSON remets la médaille et le diplôme de "Justes parmi les Nations" aux enfants de Juliette et Albert Chaussée : Ginette, Jean-Claude et Albert.

 

Ginette Chaussée, au nom de sa famille, fait une allocution de remerciement et les enfants donnèrent lecture du poème : "Les justes".

 

Puis les deux petites-filles d'Irma Naoun prirent la parole pour remercier la famille du couple de sauveteur et retracèrent avec émotion quelques souvenirs de leur grand-mère.

   

En grand silence et émue, l'assistance écouta le chant "Nuit et Brouillard" de Jean Ferrat.

 

Le Préfet de l'Orne, Monsieur Jean-Christophe MORAUD, prononce l'allocution de clôture :

 

Monsieur le représentant de l'Etat d'Israël,

Monsieur OSOWIECHI, vice-président du Comité Français pour Yad Vashem,

Madame le député,

Madame le sénateur,

Monsieur le conseiller général,

Monsieur le maire,

Ginette, Jean-Claude, Albert CHAUSSÉE et à travers vous Albert et  Juliette, vos parents,

Madame POITEVIN, fille d'Irma NAOUN,

Mesdames, Messieurs,

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Etre convié à cette cérémonie de remise de la Médaille et du Diplôme de Justes parmi les Nations à Albert et Juliette CHAUSSÉE est un moment très particulier chargé de fierté bien sûr mais aussi d'émotion.

 

Comme beaucoup, je n'ai pas vécu la seconde guerre mondiale que mon premier métier m'a conduit à étudier, bien connaître et c'est la première fois que je rencontre Yad Vashem qui distingue depuis près de 60 ans parmi le bataillon des anonymes ceux "qui auraient pu se tenir bien tranquilles" selon  le mot de Joseph KESSEL mais qui ont eu le courage d'ouvrir leurs portes aux pourchassés lorsque d'autres dénonçaient, chassaient ou tournaient le dos, avec froideur et indifférence.

Enfin, comme représentant de l'Etat, ce jour me confronte directement à l'histoire de mon pays et précisément à des heures sombres de l'Etat.

C'est l'occasion de regarder en face un pan d'histoire, un pan de ce passé qui ne passe pas.

La communauté juive française comptait un peu plus de 320 000 personnes en 1940. 76 000 ont été déportées et moins de 4 % d'entre eux sont revenus. Aucun des 11000 enfants déportés n'a survécu.

Cette élimination méthodique qui a frappé toute l'Europe, jusqu'aux derniers jours a été rendue possible parce que des machines administratives, policières s'y sont prêtées. Ici, c'étaient des gauleiter (chef de district dans l'Allemagne hitlérienne NDLR) et des administrateurs nazis, là, chez nous, l'Etat français de Vichy qui s'appuyait sur un appareil politico-administratif issu de la IIIème République.

La famille NAOUN n'aurait pas placé deux de ses filles, dont Irma, dans des fermes ornaises s'il n'y avait pas eu dès 1941 la promulgation en deux  temps d'un statut des juifs - textes validés par le Conseil d'Etat - si le protocole de cesser le feu entre la France et l'Allemagne en juin 1940 n'avait prévu de livrer à l'Allemagne nazie les opposants politiques aux régimes allemands, autrichiens et espagnols résidant alors sur le territoire national, si des forces de l'ordre de la Préfecture de Police et de la sûreté n'avaient été mises à contribution dès 1941 pour recenser les juifs et constituer des fichiers...

Oui, le comportement des institutions en France – de l'Etat – a été odieux ; mais celui des individus a été souvent moins ignominieux qu'on ne le pense, que l'on ne l'a dit !

Prenons ici l' exemple la rafle du Vel d'Hiv à l'été 1942 : les allemands avaient fixé l'objectif à 24.000 personnes – au vu des fichiers constitués par l'administration française. Au total, près de 13.000 personnes ont été conduites au Vel d'Hiv – même une était de trop – en  raison des fuites, mises en gardes, de dos tournés des agents de la Préfecture de Police, de mises à l'abri chez les voisins, même au dernier moment. Les allemands ont été si effarés de ce résultat qu'ils ont entouré les autres rafles de précautions et surtout ils les font exécuter par des services spécialisés, qu'ils ont formé de zélés collaborateurs, plus sûrs.    

Là, c'est Albert et Juliette CHAUSSÉE qui sachant la confession de la petite Irma ont bravé les risques en ouvrant leur porte et leur coeur pour sauver les enfants d'une famille pourchassée.

Ils étaient ouvriers, paysans, fonctionnaires, hommes d'église, croyants ou farouchement laïcs, ils vivaient en ville ou à la campagne. On connaît aujourd'hui 3.500 "justes" en France mais leurs noms figurent dans un livre et sur le mur d'honneur du jardin des Justes que Yad Vashem n'entend ni refermer, ni cesser de construire.

Albert et Juliette CHAUSSÉE qui avaient déjà plusieurs enfants, par ce geste simple n'ont rien calculé ; ils ont bravé les interdits et ont incarné des valeurs de justice, de tolérance et d'humanité.

Ces paysans ornais anonymes ont tranquillement incarné l'honneur de la France et nous ont transmis  par delà leur disparition, le respect des droits et de la dignité de chacun en assurant à la petite Irma une vie heureuse à l'abri lorsque sa famille éprouvait la peur, la faim.

Pour ceux qui sont tentés de s'interroger sur les valeurs de la République, il en est assurément une qui me vient à l'esprit aujourd'hui, s'agissant de Juliette et d'Albert CHAUSSÉE. C'est la troisième de notre devise, celle que la IIème République a imposée en 1848 : la fraternité.

Cette vertu est finalement embarrassante : elle est plus large que la notion de solidarité, elle est également plus profonde car elle touche à l'intimité des relations frère-soeur... Or, c'est bien de cela dont il s'est agi dans la ferme des Champs-Romet à SAINT FULGENT DES ORMES entre Juliette, Ginette et Irma et entre Juliette CHAUSSÉE, la maman et Irma... la "petite dernière" des filles dont elle eut tant de peine à s'en détacher à la Libération.

Soyez fière, famille CHAUSSÉE, moins peut-être de cette distinction car le véritable courage est souvent tranquille et discret mais plus pour avoir dans votre famille, grâce à vos parents, incarné cette vertu républicaine, la fraternité.

Mais, soyez fiers bien sûr de cette distinction rare et si particulière car comme l'a dit Simone VEIL, "en honorant ceux qui ont refusé de se plier à la fatalité de la volonté exterminatrice de l'idéologie nazie, la médaille des Justes contribue à rétablir l'Histoire dans sa vérité" et au-delà, l'honneur de notre pays, la France.

Permettez-moi de clore mon propos en remerciant le comité français Yad Vashem qui oeuvre pour que la mémoire se perpétue au-delà même de l'existence de Juliette et d'Albert CHAUSSÉE. Votre travail archéologique de recherche de cette "armée des ombres" est essentiel, car la reconnaissance que nous devons à l'endroit de ces anonymes dont la conduite fut exemplaire parce qu'ils écoutèrent leur conscience d'homme et parce que le respect des droits et de la dignité de leur semblable était une évidence, est un impératif moral et une nécessité collective.

Je vous remercie.

 

Applaudissements

Hymnes nationaux israélien et français.

 

L'assistance fût invitée à passer sous les chapiteaux afin de dévoiler la plaque baptisant notre salle des fêtes "Salle Albert et Juliette Chaussée".


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En guise de souvenir les enfants et quelques plus grands reçurent des morceaux du ruban tricolore.

 

Après toutes ses émotions tout le monde se retrouva pour échanger autour du verre de l'amitié.

 

 

Merci à tous ceux du conseil municipal et aux autres, au comité Yad Vashem qui ont activement participé à la préparation de cette cérémonie.

La venue d'un représentant officiel de l'ambassade d'Israël représente des risques. Remerciement à la gendarmerie en uniforme et en civil pour son efficacité afin d'assurer la sécurisation des lieux et pour sa discrétion.

 

Article paru dans le journal "Le Perche"

 

Article du perche

 

 

 

 

 

 



1 Paroles d’étoiles. Mémoire d’enfants cachés 1939-1945. Librio 2002. P. 10

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 18:28

Le dimanche 21 octobre à 11h aura lieu la cérémonie de remise, à titre posthume, de la plus haute distinction de l'état d'Israël à Juliette et Albert Chaussée pour avoir sauvé une petite fille juive pendant la guerre de 39/45. Le diplôme et la médaille seront remis aux descendants par un e de l'ambassade d'Israël.

 

Cette cérémonie fait partie de notre devoir de mémoire. Elle met en valeur et honore les comportements admirables d'hommes et de femmes afin qu'ils puissent être des modèles pour les générations.

Cette cérémonie nous rappelle également que les germes des comportements barbares sont toujours présents de nos jours et qu'il convient de les combattre.

 

La cérémonie est conjointement organisée par la comité français Yad Vashem et la mairie de St Fulgent des Ormes.

 

Des représentants de l'Etat seront présents : M. le Préfet et M. le Sous-préfet. Seront également présents des élus : députée sénatrice, conseiller général et des maires du canton.

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 07:48

En novembre 1942, Juliette et Albert Chaussée accueillent chez eux, dans leur ferme de la Giletterie (Champs Romet) à St Fulgent des Ormes une petite fille juive, Irma. A leur risque et péril, ils la soustraient ainsi de la barbarie nazi. Irma restera chez eux jusqu'au début de 1945.

L'association juive Yad Vashem a décerné à titre posthume à Juliette et Albert Chaussée le titre de "Juste parmi les nations".

Cette distinction est la plus haute décernée par l'Etat d'Israël à titre civil.

Une cérémonie sera organisée le 21 octobre 2012 à la salle des fêtes de la commune pour la remise du diplôme et de la médaille aux descendants de Juliette et Albert Chaussée.

De plus amples informations sur cet événement seront données ultérieurement.

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